vendredi 20 novembre 2009
Dans une banlieue populaire de Tunis, un tromboniste de fanfare rêve que son fils devienne un grand musicien. S’appropriant le rêve du père, l’enfant développe des aptitudes extraordinaires qui lui permettent d’accéder à la Yehudi Menuhin School.
Fondée en 1963, par le célèbre violoniste du même nom, la Yehudi Menuhin School est une académie ayant pour vocation de former des jeunes virtuoses en provenance du monde entier. Anès Romdhani, est le deuxième enfant arabe à avoir pu briguer une place dans cette école britannique extrêmement sélective.
Ce garçon, qui a treize ans aujourd’hui, est issu d’un quartier modeste de Tunis. Il a deux petites sœurs. Sa mère, Mariem est directrice d’un jardin d’enfants. Devenu professeur de musique, son père Abderraouf ne renonce pas à son rêve de jeunesse et le vit par procuration. Aujourd’hui, ce fils aîné leur donne de grands motifs de fierté alors qu’ils se séparent douloureusement de lui.
Ayant été choisi par la fondation Lagardère pour représenter l’Afrique et le Monde Arabe, Anès a obtenu le 1er prix au Concours Vatelot – Rampal, en février 2007 et a fait partie du World Philharmonic Orchestra, la même année. Son admission à la Yehudi Menuhin School, en septembre 2007, s’est faite dans des conditions assez particulières impliquant la mobilisation d’une frange de la société civile tunisienne.
Ce documentaire retrace les étapes ponctuées d’épreuves de cet itinéraire peu commun en s’interrogeant sur la nature de la virtuosité et sur le statut de l’exception dans un contexte plutôt conformiste.
Le film se propose de suivre Anès pour observer sa croissance et son évolution ainsi que l’affirmation de son talent en mettant en évidence les conditions de son exil et le substrat de ses origines culturelles. Ainsi, ce documentaire tente-t-il de faire ressortir les enjeux significatifs liés à cette success-story…
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire